Des chercheurs
de l'Afrique du Sud ont comparé l'effet, sur la performance
à une course contre la montre de 40 km, de 5 formules d'entraînement
par intervalles (EPI) où l'intensité des périodes
d'effort était fixée à différents niveaux,
exprimés en pourcentages de la puissance aérobie maximale
(% de la PAM) :
Formule
no 1 : 12 fois 30 s à 175 % de la PAM
Formule no 2 : 12 fois 1 min à 100 % de la PAM
Formule no 3 : 12 fois 2 min à 90 % de la PAM
Formule no 4 : 8 fois 4 min à 85 % de la PAM
Formule no 5 : 4 fois 8 min à 80 % de la PAM
Les 20
cyclistes de haut niveau qui ont servi de rats de laboratoire pour
cette étude ont été assignés de façon
aléatoire à l'un ou l'autre de ces cinq protocoles d'entraînement
et ont effectué la séance d'entraînement prescrite
à 6 reprises en 3 semaines, en complément à leur
entraînement habituel. Ce sont les cyclistes qui ont effectué
les séances d'EPI à 85 % et à 175 % de la PAM
qui ont le plus amélioré leur performance à la
course contre la montre de 40 km. Les responsables de l'étude
concluent que les séances d'EPI effectuées à
une intensité se rapprochant de celle de l'épreuve pour
laquelle on se prépare - c'est à peu près à
85 % de la PAM qu'on effectue généralement un contre-la-montre
de 40 km -, de même que les séances comprenant des efforts
très intenses (en l'occurrence : 175 % de la PAM), améliorent
de manière plus prononcée la performance cycliste. Ils
sont d'avis que les mécanismes par lesquels la performance
s'améliore ne sont sans doute pas les mêmes selon que
l'EPI est effectué à intensité moyenne ou très
élevée (85 % ou 175 % de la PAM).
Réf.
: Stepto NK, et coll., Effects of different interval-training programs
on cycling time-trial performance. Med. Sci. Sports Exerc. 31
(5) :736-741, 1999.