L'affûtage,
c'est l'entraînement spécial qu'on suit dans les derniers
jours avant une compétition qui revêt une importance
particulière et pour laquelle on veut avoir un pic de performance.
Les études scientifiques sur l'affûtage convergent sur
les cinq règles d'or que voici :
1. Il
faut réduire de façon marquée le volume total
d'entraînement. Environ de moitié. Par exemple : rouler
4 ou 5 heures au cours de la dernière semaine si on a l'habitude
de passer une dizaine d'heures par semaine sur le vélo.
2. Le
volume d'effort à haute intensité doit demeurer élevé,
c'est-à-dire qu'il faut continuer de faire des périodes
où l'on pédale à une intensité élevée.
On entend par " intensité élevée "
une intensité plus élevée que celle qu'on adopte
spontanément lors des sorties longues et continues, mais tout
de même moins élevée que lors de véritables
sprints.
3. L'activité
pratiquée pendant l'affûtage doit être spécifique
à la discipline de l'athlète. Ce n'est pas le moment
de faire de la course à pied ou de la natation quand approche
l'événement cycliste " qui compte ". Et il
faut cesser de faire toute activité susceptible de provoquer
des courbatures (ex. musculation, course à pied, marche en
descente), car cela s'accompagne d'une diminution transitoire de la
force musculaire et du taux de restauration des réserves de
glycogène (sucre) dans les muscles.
4. La
durée de l'affûtage doit être d'environ une semaine;
un peu plus si on réduit progressivement le volume d'entraînement,
un peu moins si on le réduit de façon abrupte.
5. La
fréquence hebdomadaire des séances d'entraînement
doit demeurer inchangée ou ne diminuer que très peu.
Lecture
suggérée : Mujika I et Padilla S. Scientific bases
for precompetition tapering strategies. Med Sci Sports Exerc.
35:1182-1187, 2003.