Parce qu'ils sont en meilleure condition physique, les bons cyclistes
subissent de manière plus prononcée les effets négatifs
de la pollution, et ce, principalement pour trois raisons :
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ils peuvent faire de l'exercice physique à une intensité
plus élevée que les personnes en moins bonne condition
physique et respirent donc
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un
plus grand volume d'air lorsqu'ils s'entraînent à vélo
(10 à 15 fois plus qu'au repos);2) cet air pénètre
plus profondément dans les poumons;
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à
haute intensité, ils respirent presque exclusivement par
la bouche, ce qui les prive d'une première ligne de défense
contre certains polluants : le nez !
Les polluants
atmosphériques sont nombreux, invisibles, parfois incolores
et souvent inodores : monoxyde de carbone (CO), anhydride sulfureux
(SO2), bioxyde d'azote (NO2), ozone (O3), petites particules en suspension
(Ps), etc.
Les principales
conclusions des études sur la pollution et la performance sportive
sont les suivantes :
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Les
effets négatifs des polluants atmosphériques sur la
performance ne sont pas extrêmement prononcés; ils
le sont moins en tout cas que, par exemple, une chaleur intense
ou une altitude très élevée.
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Il
n'est pas possible de s'adapter à la pollution de l'air.
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Certains
athlètes risquent de se rendre compte qu'ils sont asthmatiques
en arrivant dans une ville polluée, ce qui ne leur laissera
pas beaucoup de temps pour obtenir les autorisations médicales
nécessaires pour le traitement, a priori défendu en
vertu des règlements antidopage.
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Autant
que possible, les athlètes doivent tout de même chercher
à ne pas s'exposer à l'air pollué et doivent
donc s'entraîner en dehors des heures de pointe et loin du
centre-ville, si possible.
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Quant
on s'entraîne dans un environnement pollué, il faut
s'assurer d'avoir un bon apport alimentaire en antioxydants (fruits,
légumes, etc.).
Bien
qu'il soit moins agréable de rouler lorsque l'air est pollué,
je ne vous recommande pas de vous abstenir de vous entraîner,
à moins que vous ne soyez atteint de problèmes respiratoires
ou cardiaques chroniques. En effet, tout compte fait, l'entraînement
aérobie présente plus de bienfaits que l'air pollué
ne provoque de méfaits.
Cependant,
si vous avez le choix, mieux vaut effectuer vos sorties dans des endroits
et à des moments où vous risquez moins d'être
exposés aux polluants atmosphériques. L'idéal,
c'est de rouler tôt le matin, avant que les véhicules
n'aient envahi les voies de circulation. Évitez les périodes
où le taux de pollution atteint des sommets, comme à
la fin de l'avant midi et en début de soirée. Si l'indice
de pollution de l'air est particulièrement élevé,
il peut être sage de s'entraîner à l'intérieur.
Une séance de vélo stationnaire ou de musculation pourra
remplacer une sortie en plein smog.
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