Le Tour de France est reconnu comme l’événement sportif le plus difficile au monde. Depuis sa création en 1903, le Tour est d’une longueur moyenne de plus de 4300 km, soit plus que le Giro d’Italia et la Vuelta a España. Comme les coureurs cyclistes ont généralement tendance à se pousser encore plus fort quand les courses sont plus courtes, et comme la Vuelta compte des montées extrêmement « pentues », on peut faire l’hypothèse que l’épreuve ibérique est au moins aussi difficile que l’épreuve hexagonale.
Des chercheurs de Madrid ont calculé le stress physiologique de sept coureurs qui ont participé au Tour et à la Vuelta (entre 1997 et 2001), en mesurant le temps total passé à intensité moyenne, élevée ou très élevée, soit < 75, entre 75 et 90 et > 90 % du VO2max, respectivement. Leurs données indiquent qu’en dépit du fait que le Tour de France soit systématiquement plus long, la Vuelta a España est une compétition tout aussi exigeante. Pendant la Vuelta, les pros ont en effet tendance à passer un peu moins de temps à intensité moyenne (FC < 154 bpm) et un peu plus à intensité élevée (154 < FC < 173 bpm) ou très élevée (FC > 173 bpm), ce qui compenserait la durée sensiblement moins grande de la Vuelta, au dire des chercheurs espagnols.